1) Limites planétaires (destruction de la biodiversité...) et ressources limitées. La pérennité de l'existence de l'humanité sur la planète est compromise à moyen terme. Le graphique ci-dessous montre bien qu'il n'y a pas que l'effet de serre qui pose problème, d'autres limites planétaires sont plus atteintes - c'est pire donc. On note aussi que la situation se dégrade de façon continue, malgré la prise de conscience et les actions déjà engagées.
Notre planète est la seule que nous avons, et que nous aurons - les euros gagnés ici en détruisant ne nous permettrons pas d'en acheter une autre. C'est notre unique "vaisseau spatial", pour nous tous. D'ailleurs, il ne s'agit pas de sacrifier "tout le monde" pour sauver quelques-un(e)s seulement. Collaborer m'a toujours semblé un moyen très efficace de résoudre les problèmes.
Transformer notre modèle est indispensable ((a) global (b) au niveau des entreprises et (c) au niveau individuel), et prend du temps : cela demande une évolution des mentalités (modification des modes de vie et des modèles d'affaires) et des investissements dans les infrastructures (aménagement du territoire, entreprises, habitats et modes de transports)... Celles et ceux qui ne font rien doivent commencer à agir à leur niveau !
Remarque : jusqu'à 2007, fumer au restaurant était "normal", même si les voisins trouvaient l'odeur désagréable, limite insupportable. Ceux qui critiquaient étaient vus comme de gros lourds, même par des non-fumeurs, au nom de la "liberté individuelle". Moins de 20 ans après, ceux qui fumeraient aujourd'hui au restaurant seraient vus comme de gros lourds, c'est aussi le point de vue de la plupart des fumeurs, au nom du respect de la liberté des autres (et aussi parce que la fumée passive peut aussi tuer certains - d'où l'évolution de la réglementation). Cette pratique se fait aussi au sein des groupes sociaux, hors de toute contrainte réglementaire. Tout cela pour dire qu'en moins d'une génération (25 ans), un changement radical de comportement s'est opéré dans la société. C'est ce genre de changements sociétaux (il n'y en aura pas qu'un !) qu'il nous faut faire pour préserver nos chances de vivre à peu près bien sur notre planète !
Remarque : certains "ultra-riches" imaginent même aller vivre ailleurs (Mars...) et construisent leurs fusées ! ou encore se font congeler pour plus tard (comme si, "plus tard", les humains ne seront pas assez nombreux sur Terre et souhaiteront dépenser de l'énergie pour ressusciter des gens)... Arf. Ce n'est pas cela agir !
2) En 1996, j'ai fait un peu de bénévolat chez "Environnement sans Frontière" (ESF) - j'ai contribué à l'organisation d'une conférence à l'UNESCO pour une "application renforcée du droit International de l'environnement". Les membres de cette association avaient pour mission d'informer en écoles, avec des policiers, sur la destruction massive de la biodiversité engendrée par la production des drogues (donc par sa consommation)... Cette expérience de 6 mois a été riche de relations humaines. Il reste aujourd'hui indispensable de sensibiliser et former chaque personne - enfants ET adultes - aux problématiques des limites planétaires, et aux approches multicritères (au delà du monocritère "effet de serre"... d'où la pratique d'Analyse du Cycle de Vie - ACV), afin que, chacun(e) à sa place dans son entreprise et dans sa vie personnelle, puisse en tenir compte dans son action et dans ses choix, à son niveau. J'espère que ce site y contribuera un (tout petit) peu !
Remarque : les 150 personnes tirées au sort pour la Convention citoyenne pour le Climat, une fois (in)formées, sont devenues capables de produire des recommandations intéressantes, sans forcément avoir de grandes compétences initiales.
3) J'ai d'abord choisi Ecobilan en 1994 par intérêt personnel, partagé avec quelques-un(e)s (pas beaucoup), puis... j'ai choisi de créer une entreprise Solinnen en 2010 avec des associés, puis... choix d'y mettre en œuvre un projet avec une dimension collaborative forte depuis 2015 avec mon associée Delphine Bauchot - "Nous" faisons, merci à mes collègues ! Merci aussi à mes client(e)s de me donner l'opportunité de les aider à moins impacter l'environnement, et merci encore plus à celles et ceux qui tiennent compte sérieusement des livrables de ces travaux.
Je suis aussi Directeur Scientifique chez SCORE LCA depuis sa création en 2012. Cela me donne l'occasion de travailler à l'amélioration de la pratique de quantification environnementale, avec sa Directrice Marion Devienne, les membres de l'Association dont les représentants sont tous motivés, et les prestataires compétents qui réalisent les études pour SCORE LCA. Ce me permet de porter ensuite en normalisation ISO certains sujets, mandaté par la France, afin qu'ils contribuent à l'élaboration des normes - partage des meilleures pratiques disponibles à ce jour.
Remarque : au delà de mes deux grands choix ci-dessus, j'ai vécu de nombreuses expériences professionnelles : Ecobilan a été achetée une première fois par Dow Chemicals (!), puis revendue par son acheteur à une filiale de dépollution des sols, j'ai créé une activité d'Ecobilan au Japon en parallèle de mon rôle de manager en France, Ecobilan a été achetée une seconde fois par PwC où PwC-Ecobilan KK a été créée... J'ai appris des différents types de management à chaque changement, et cela me sert aujourd'hui en tant que Président de Solinnen.
4) J'ai donc ressenti le besoin d'agir, il y a déjà 31 ans, ça ne mollit pas, et ça continuera tant que j'aurai de l'énergie ! Et vous ?