VIETNAM en Novembre 1994 : Saigon

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Séjour à Saigon et sa région

Masse des motards dans Saigon

Je suis resté 2 jours à Ho Chi Minh Ville lors de mon arrivée, puis 7 autres journées à la fin de mon séjour, après avoir visité le Sud. Pour la suite du récit, je choisi de dire plutôt Saigon (nom du premier district - le centre - d'Ho Chi Minh ville) qu'Ho Chi Minh Ville (qui est le nom politiquement correct). En plus, c'est vraiment dans Saigon que je me suis baladé, et pas dans les districts périphériques.

J'ai bien sûr rendu visite à mon amie, qui travaillait la journée dans son hôpital. On se voyait en soirée. Je me suis donc organisé des journées tranquilles à visiter la ville et les environs, derrière une nouvelle moto de location. Elle était rouge, avec une plaque d'immatriculation aux caractères blancs sur fond vert, caractéristique, m'a-t-on expliqué, des plaques gouvernementales. Du coup, on m'a pris pour un conseiller politique russe la plupart du temps (comme quoi !). Bien sûr, quand j'expliquai que j'étais français et touriste, les sourires revenaient et on m'expliquai la méprise. De toutes façons, tout s'est toujours bien passé. Pour les soirées, je les passai avec Capucine et souvent son amie, Mai Ahn, ainsi que ses amis médecins (habitant dans le même immeuble), architectes et autres.

Cu Chi et Tay Ninh

Péniches

Le voyage à Cu Chi et Tay Ninh est un des mes meilleurs souvenirs au Vietnam. J'ai passé la journée à moto, partant de Saigon tôt le matin. Partant de Saigon par la route, j'ai suivi mon instinct et ma boussole pour avancer vers Tay Ninh, la ville où se trouve le plus grand temple Caodaïste du Vietnam (ces gens qui adore Victor Hugo comme un dieu). La route était défoncée, comme d'habitude, et j'ai roulé prudemment. Tout de même, au cours d'un dépassement, un bambou arracha les fils électriques du moteur de ma moto. J'étais au milieu de nulle part mais, au bout de quelques minutes, un homme arriva, et il avait des outils ! Il m'aida à réparer, et, après qu'il ai refusé un pourboire pour rémunérer son service et que je lui ai payé à boire un jus de canne produit par un paysan un peu plus loin, je suis reparti.

Plus tard, je suis tombé par erreur sur la frontière avec le Cambodge, au milieu d'une grande route nationale, en pleine campagne. Je voulais prendre une photo du poste frontière, avec un superbe grand panneau écrit en cambodgien à côté. Au moment où j'ai sorti mon appareil photo, les gardiens du poste se sont précipités vers moi, leur AK47 à la main : "no photo, no photo !!!". Ils m'ont alors expliqué que justement le superbe grand panneau disait, en cambodgien, "no photo". J'ai trouvé cela très amusant.

Temple Cao Daïste

Alors, je suis reparti vers le Vietnam, et, à la première petite route à sur la gauche, vers le nord, j'ai tourné et roulé un peu. J'étais un peu perdu. Arrivé dans une ville, je me suis arrêté sous des panneaux routiers avec le nom des villes en caractères occidentaux. Mais je ne voyais pas Tay Ninh. Des hommes se sont alors approchés de moi, et, pour répondre à ma question "où suis-je" que je leur posais en leur présentant la carte, ils me montrèrent un endroit... au Cambodge ! En effet, une langue de terre Cambodgienne fait une espèce d'entrée dans le Vietnam entre Saigon et Tay Ninh. Et j'étais au milieu ! Alors, je leur dis (sans parole), "je dois aller par là" en leur montrant la route devant moi (dans la bonne direction pour aller vers mon objectif). Là un me dit (sans parole toujours) "si tu vas par là, alors tu meurs" en me montrant le geste classique du couteau le long de la gorge. Cela m'a calmé !!! Je suis remonté sur ma moto, et je suis revenu sur mes pas, le long de la petite route, puis j'ai repris la grande plus en arrière, avant de reprendre sur ma gauche, plus loin. Je suis donc passé au Cambodge sans le vouloir !

La visite de Tay Ninh fut agréable, avec un grand temple très joli, moderne, et des moines (ou prêtres) par dizaine en ville. Le retour sur Saigon fut sans histoire, car, dans cette direction, c'est très bien indiqué.

Visite et séjour à Saigon

Rue Le Truc

Les visites de Saigon que j'ai pu faire ont inclus la visite de la Cathédrale (et j'ai assisté à une messe catholique), une ballade sur le Mékong (en bateau restaurant), la visite du Zoo (un endroit parfait pour les amoureux vietnamiens), visite de temples et pagodes, visite des petits quartiers... Cela s'est bien passé, et l'atmosphère était toujours très amicale. J'ai fait aussi un peu de shoping, et je me suis baladé du côté du delta du Mékong, sans toutefois prendre le temps de visiter plus en avant, i.e. de prendre une barge pour aller sur l'eau.

Toits colorés d'un temple

Il fut aussi amusant pour moi de découvrir, après mon stage à Hongkong, la différence entre des expatriés (les médecins, amis de Capucine) et moi (un touriste) dans l'approche des Vietnamiens. J'étais très réceptif, sentimental (d'autant plus que les effets neurologiques du Lariam ont tendance chez moi à exacerber les sentiments), et peu analytique, tout le contraire des expatriés, analysant tout de façon cartésienne. Cela introduisait un décalage entre moi et eux, très étonnant, dont je ne me rendais pas toujours compte. Deux sphères qui d'habitude ne se rencontrent pas, ou du moins difficilement, car voir des expatriés dans le pays que l'on visite casse le charme de la visite quand les expatriés sont blasés... ce qui arrive souvent.

Marché aux tissus

Il faut aussi très intéressant de rencontrer des vietnamiens à chaque coin de rue qui parlent français. Parfois, dans un restaurant, surtout hors de Saigon d'ailleurs, le/la responsable de 30-40 ans me disait "oh, vous êtes français... je vais chercher mon père qui justement parle français un peu..." ce peu valait déjà beaucoup et je sentais un plaisir dans la rencontre. De la même façon, quand je n'étais pas à moto et que je prenais un vélo-taxi, il m'est arrivé une fois que le conducteur aient en gros la cinquantaine, et parle très bien français. J'ai engagé la conversation, et il m'a expliqué qu'il était professeur avant la révolution, de français justement... quel destin. Il m'a aussi expliqué (il était francophile) que les français avaient apporté, notamment, leur mode d'administration toujours utilisé aujourd'hui en ville et que c'était bien. Globalement, il estimait la présence française comme ayant eu un apport positif au Vietnam. Contrairement à la suivante.

Je suis reparti de Saigon tranquillement, en avion, content d'avoir fait ce voyage, surtout par les rencontres que j'y ai faites.

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Voyages et Environnement, le site de Philippe OssetCompteur

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