La Montagne - Venezuela

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  1. Introduction : mes ballades en montagne
  2. Comment j'ai choisi mes ballades
  3. Ballade jusqu'à Los Nevados
  4. Séjour à Apartaderos
  5. Ballade de La Culata à Mérida

Retour en haut de page Mes ballades en montagne

J'ai décidé de faire plusieurs promenades successives en montagne, pour m'acclimater tranquillement, et aussi pour visiter la belle région de Mérida, au dessus de 1 600 m. Ainsi je suis allé à Los Nevados, à Apartaderos et à La Culata. Cette page vous présente certaines des randonnées que j'ai pu faire.

Retour en haut de page du Pic Bolivar aux choix des randonnées que j'ai faites

Je suis parti en me disant que je voulais grimper au sommet du pic Bolivar (5 023 m). En haut du téléphérique (4 750 m), on n'en est pas trop loin : c'est juste en face. Il y en a même qui tente la traversée directement, mais je voulais partir de plus bas !

L'agence de voyages, en face de l'hôtel Je suis allé dans une première agence, où le vendeur que j'ai vu, un Néo-Zélandais, m'a dit qu'en cette période (saison des pluies) il ne faisaient pas l'ascension. La saison sèche est plutôt en décembre, la haute saison de la "grimpe" dans la région de Mérida. Il m'a proposé beaucoup d'autres sorties... mais j'avais en tête le Pic Bolivar. Je suis allé voir une autre agence, "Tillandsia" (Calle 24, n°6-50), et j'ai rencontré Pablo, un gars sympa, efficace, attentif, connaissant bien ses "produits", les tours qu'il vend dans la région et au delà, et travaillant 7 jours sur 7. Il m'a présenté à son patron, un guide barbu très sympathique, qui m'a redit la même chose que la première agence.

Le guide a précisé les conditions d'une éventuelle ascension : US$30 par jour (raisonnable - inclut les repas), portage par porteur (dont tente et équipement spécial prêté), seul avec lui (personne d'autre ne veut le faire en ce moment), possibilité de pluie (quasi-certitude) en altitude (ce qui d'ailleurs s'est passé au sommet El Aguila - on marche en fait dans les nuages, et du coup on est gravement trempé) et de froid, la pluie gelant en plaque au contact du sol et rendant l'ascension très périlleuse (plaques que j'ai pu voir autours de la station finale du téléphérique, à 4 750 m), fin dangereuse en escalade pour la même raison.

Ces explications, adaptées et honnêtes, m'ont convaincu d'aller faire des randonnées plus accessibles : j'ai eu confiance dans ce guide. Si je veux faire le Pic Bolivar, je retournerai en Décembre au Venezuela, et je vous le conseille aussi, car j'ai pu vérifier plus tard la véracité des explications données, alors que le temps était plus ensoleillé que d'habitude (cela aurait du être pire). J'ai suivi les conseils du premier guide, en allant seul à Los Nevados et à Apartaderos. J'ai suivi les conseils de Pablo en allant dans Los Llanos. Et c'est dans le Lonely Planet que j'ai trouvé La Culata, et les idées de randonnées à partir d'Apartaderos.

Retour en haut de page Ballade jusqu'à Los Nevados

La promenade pour Los Nevados était idéale pour me mettre en jambes - ce fut la première, et commencer mon acclimatation. Comme on me l'avait recommandé, j'ai commencé par prendre le fameux téléphérique de Mérida qui monte jusqu'à 4 750 m en 4 portions ; j'avais acheté mon billet la veille pour pouvoir prendre la première voiture, ainsi que mon entrée dans le parc national. Il a été construit en 1957 par des français, et arrive à deux pas du sommet du Pic Bolivar... J'avais pris mes affaires de marche dans mon sac à dos, me permettant d'affronter le froid : au fur et à mesure de la montée, j'ai rajouté quelques couches et j'ai ainsi bien supporté le gel, le froid et les nuages du sommet. Mon sac était prêt pour la marche, avec mon duvet, un peu de nourriture, quelques médicaments, et 5 litres d'eau. J'avais aussi mon matériel photo et mon GPS.

Après être resté quelques temps au sommet, dans le brouillard sans rien voir, j'ai repris un tronçon vers le bas, et c'était le début de la ballade. On sort par une petite porte de la station de téléphérique, et on se retrouve sur le chemin. Il y a des mules qui attendent là, car le chemin vers Los Nevados est un chemin muletier, qui monte d'abord jusqu'à 4 200 m, puis redescend vers la ville. Le chemin fait en gros 20 km, d'une route régulière, caillouteuse, avec une seule bifurcation jusqu'à la ville. J'ai branché mon GPS pour garder le profil de ma route, et j'étais bien. Mes chaussures, des Tibet GTX de Lowa, étaient au poil. J'ai eu un peu de pluie, mais, à peine j'ai sorti mon poncho que cela s'est arrêté : la tendance générale était au soleil, au milieu d'une végétation abondante dès 3 600 m, avec des vaches et des oiseaux.

L'arrivée sur Los Nevados est plutôt longue, j'ai mis presque une heure entre la première maison et le centre ville, marqué par une église et quelques maisons qui se pressent contre cette balise de montagne. J'ai pris une chambre à la posada "Bella Vista", avec une vue superbe (comme le nom l'indique) sur la vallée. La chambre était plutôt froide, à 2600 m, la pension complète - pas d'autre choix - pas chère du tout, et l'accueil était fort sympathique. J'avais un peu mal au crane, à cause de l'acclimatation, et peu d'appétit le soir. Cela a fini par passer, après le repas, au cours d'une discussion avec 4 espagnols qui prenaient le chemin dans l'autre sens le lendemain. Ma nuit fut calme, fraîche et agréable, sous mon duvet et deux couvertures.


J'ai été abordé par un chauffeur de jeep en arrivant en ville, qui m'a proposé la descente le lendemain. Comme de toutes façons il n'y avait que deux jeeps pour Mérida le lendemain, et que le tarif était unique, j'ai accepté. A 9h00 j'étais prêt pour la descente, à côté des deux Jeeps, mon sac empaqueté. C'est là qu'un homme, curieux et badaud, est tombé évanoui sur des cailloux. Dans sa chute, il s'est cassé l'épaule et découpé le cuir chevelu : le seul moyen d'évacuation jusqu'à l'hôpital était la jeep dans laquelle j'étais. Un couple de touristes a aidé la femme du blessé à l'assister dans la voiture dans la descente. Le chauffeur a conduit avec précision, sans délai, et a mis 3 heures au lieu de 4 pour rejoindre Mérida. Une ambulance, lancée de l'hôpital de Mérida, nous a croisé 30 minutes avant d'arriver en ville et a pris en charge le blessé... qui je pense s'en est sorti avec quelques points de suture et un plâtre au bras.

J'ai apprécié cette première ballade, qui m'a montré les paysages de la région, m'a acclimaté à l'altitude et m'a fait rencontrer les Vénézuéliens. Je la conseille à tous ceux qui arrivent là bas, car elle n'est pas bien difficile et réserve de bonnes surprises, comme cette vache avec de grandes cornes que j'ai croisée sur le chemin, me demandant si elle allait me charger... ou me regarder passer, pendant que je la contournais à quelques centimètres : regards suspicieux échangés.

Retour en haut de page Séjour à Apartaderos

La ville d'Apartaderos est au dessus de Mérida, vers 3 400 m. C'est un endroit très charmant, la dernière ville avant l'ascension vers le col El Aguila, à 3 936 m, sous le pic El Aguila qui le domine. J'ai pris le bus du terminal de bus de Mérida pour m'y rendre, après avoir laissé en ville les affaires dont je savais ne pas avoir besoin pour l'altitude. Je suis descendu du bus à la sortie haute de la ville, et je suis redescendu vers le centre pour trouver la posada dans laquelle je resterai. Peu étaient ouvertes en cette saison et, après quelques posadas très chères, j'ai trouvé la posada San Juan (3 366 m) qui m'a servi de camp de base pour rayonner. J'y suis resté plusieurs nuits. Il n'était pas très possible d'y manger le soir, alors j'ai dîné léger, et parfois je suis sorti manger dehors.

A partir de là, je me suis rendu à la Laguna Mucubaji et la Laguna Negra. C'était une promenade de 20km, avec un point haut à 3597 m, et une descente sur les lacs, progressive. Cela m'a pris la journée. J'avais de quoi manger pour le midi, et de quoi boire. La végétation était formée d'épineux et de plantes blanches, les frailejónes. La pluie m'a surpris en altitude, alors que j'étais à côté de la Laguna Negra, et que je finissais de dîner, assis sur un caillou plat au bord de la cascade qui s'échappait de la Lagune, dominant la vallée. Je me suis mis sous l'abris à chevaux, et j'ai fini mon déjeuner, discutant avec une famille de français - les parents et deux filles - qui avait choisi de venir là avec des chevaux.


C'est aussi d'Apartaderos que je me suis rendu au col El Aguila, dans une grosse voiture américaine rouge, au moteur faisant un bruit de tup tup plus proche de celui d'un bateau que d'un auto. Il pleuvait, il y avait du brouillard en altitude. Je suis monté d'abord à la chapelle au dessus du col, où de nombreuses petites boutiques avaient élu domicile, et sous la statue de l'aigle qui trône là pour marquer le col. Puis j'ai marché deux petites heures aller-retour jusqu'aux Antenas, à 4 258 m, dans le froid et la bruine collante. Il n'y avait pas de vue, mais un grand vent à ce sommet. J'étais seul avec quelques vaches encore, broutant l'herbe éparse. La descente a été rapide, j'ai pris un chocolat dans une boutique du col, puis un bus pour Apartaderos, totalement vide à part moi, et j'ai tenté de me réchauffer à la posada, prenant soupe et plat chaud avec avidité, jus de fruit et bouteille d'eau pour compléter.

Pendant mon voyage, j'ai apprécié avoir accès à Internet le soir. Ce fut aussi possible à Apartaderos, dans un des hôtels, où la connexion était rapide et les ordinateurs en bon état. J'ai mangé dans le restaurant lors d'une coupure de connexion, dans un bonne ambiance et avec de bons plats, au milieu de meubles en bois massifs très agréables. J'ai fait d'autres petites ballades dans le coin, le long de la rivière, et vers les télescopes qui dominent la ville. C'était un excellent endroit pour continuer mon acclimatation, mes nuits à 3 366 m étant excellentes, dans une atmosphère froide et sèche.

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Un matin, j'avais décidé d'aller jusqu'à Pan de Azucar, à 4 600 m, en prenant la route vers La Culata, puis en grimpant à pieds. Il ne faisait pas très beau, avec des nuages en altitude, mais j'ai pris la route avec mon équipement. Il fallait prendre un minibus sur la route n°19, entre les avenues n°1 et n°2. Une heure plus tard, j'étais au point de départ de la randonnée, à 2 976 m. J'ai commencé à monter, dans les nuages. Rapidement, je n'y voyais plus rien : mauvais plan ! Alors je suis redescendu vers Mérida... la route était jolie, avec beaucoup de petits villages. J'avais la journée devant moi, et de bonnes chaussures !

Le chemin a représenté au total 23,6 km, avec 1 370 m de dénivelé. La végétation a beaucoup changé dans la descente. J'ai croisé pas mal de monde, discutant avec certains. La journée fut finalement excellente, avec de nombreux points de vue magnifiques, de bonnes pauses, et de jolis villages traversés. Je suis arrivé à Mérida assoiffé, après 5 heures de route (dont 4 h de marche), prenant 3 grands jus de fruits frais en quelques minutes sur la place Milla.


Je n'ai donc pas pu grimper jusqu'à Pan de Azucar, c'est une ballade à refaire ! Mais ma descente valait bien cela !

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Voyages et Environnement, le site de Philippe OssetCompteur

De la hâte il ne reste que la fatigue.

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