Ciudad Bolivar - Venezuela

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Une ville au bord de l'Orenoque

Ciudad Bolivar fut ma seconde "base" durant le voyage, après Merida. C'est de là que je suis allé à Canaima pour voir les chutes d'eau Amazoniennes, et de là aussi que je suis allé à Ciudad Guyana voir les barrages du Caroni.

J'ai pris un hôtel sur le Paseo Orinoco, l'hôtel Italia. Comme c'était le mois où le fleuve grouille de poissons, de nombreux pêcheurs viennent sur place pour gagner le pactole, et les hôtels étaient pleins. C'était la fête. J'ai eu d'abord une chambre quelque peut four, avec SdB et ventilo, mais sans A/C, pour ma première nuit. Les autres nuits furent plus confortables, ventilo, SdB et A/C. C'est de l'hôtel que j'ai organisé ma ballade pour Canaima, y laissant sans problème une bonne partie de mon sac pendant ce temps. J'étais à deux blocs du restaurant "La Playa" où je suis allé régulièrement, c'était le seul avec A/C dans le quartier, et il faisait très chaud et lourd.


Comme c'était la fête en ville, il y avait de nombreux badauds la journée dans les rues, des petites boutiques sympathiques vendant de petites babioles inutiles, et les commerces étaient grands ouverts. Des galeries commerçantes vieillottes chaudes et humides côtoyaient des galeries ultramodernes avec A/C et café Internet de 30 ordinateurs en plein milieu au vu de tous. Différences de prix garanties ! Je me suis gardé mon dernier jour pour faire les achats de cadeaux que je voulais faire... c'était un dimanche, et tout était fermé !!! Dommage, j'ai acheté quelques petites choses à l'aéroport, mais pas vraiment ce que je voulais.

Je me suis promené le long du fleuve pour voir les pécheurs à l'oeuvre, c'était sympathique de les voir manipuler leurs filets. Finalement, peu de poisson étaient pris en journée. C'était la fin de la manne du fleuve. Je me suis promené aussi en ville, à travers le grand parc du centre, la vieille ville, la place Bolivar, et les grandes rues des riches propriétaires gardées par un vigile et des chiens dans chaque demeure... Sous le soleil, c'était très agréable, très chaud cependant, je me changeait plusieurs fois dans la journée !

Enfin, la ville était dure par rapport à Merida, il n'y avait pas de douceur de vivre : l'ensemble des personnes que j'ai pu rencontrer étaient inquiètes de ce qui pouvait m'arriver dans les minutes qui suivaient ! Il y avait des vigiles avec des fusils à pompe la nuit au coin des rues, et le jour devant les boutiques... rien ne m'est arrivé en fait, mais c'est clair qu'il n'y avait personne dans les rues dès que la nuit était tombée, et rien à faire du tout la nuit à part aller prendre son dîner au restaurant. J'ai pas mal écrit pendant ce soirées.

Mon trajet en taxi pour aller prendre l'avion, à 5h00 du matin, fut intéressant : le taxi nous a repéré, le gars de l'hôtel qui m'avait ouvert et moi-même, en passant à fond devant nous, sans freiner. Puis il est revenu, et là c'est le gars de l'hôtel qui l'a évalué, en discutant avec lui. Alors il m'a donné le feu vert pour monter dans le taxi. Je suis monté à l'avant... Le trajet s'est effectué sans un mot, sous tension, jusqu'à ce qu'il me dépose devant l'aéroport. J'ai sorti mon argent, il m'a rendu la monnaie, la tension est tombée et il a émis son premier sourire. Moi aussi sans doute...

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J'ai voulu retirer 400 000 B dans un distributeur de billets Visa "Banco Mercantil", sur le Paseo Orinoco. Cela fait en gros 235 Euros. Il y a différents billets au Venezuela, de 1 à 50 000 B, en passant par 20,50,100,1000,2000,5000,10000 et 20000... Le distributeur m'a remis uniquement des billets de 10 000 B, soient 40 billets... ce qui ne passait pas par la fente de la machine, je n'ai eu que 13 billets !!! Le reste est rentré dans la machine, qui s'est refermée devant moi. Soient 270 000 B restés dans la machine, donc en gros j'ai perdu 160 Euros ! J'ai immédiatement retiré 30 000 B, histoire de voir si mes billets allaient ressortir, ce qui ne fut pas le cas.

Comme la banque était fermée, j'y suis retourné plus tard, pour leur demander de vérifier leurs comptes - entrées et sorties du distributeur - et me rendre mon argent. Temps perdu ! Le patron m'a dit que non, ils ne faisaient pas les comptes, et m'a demandé d'appeler ma banque, en France, qui appellerait leur siège central, à Caracas, qui ensuite transmettrait ma demande chez eux, sans promesse de retrouver mon argent.

J'ai donc appelé VISA Assistance pour me plaindre de ce "vol", et je me suis fait jeter : leur réponse a été que VISA Assistance ne s'occupait pas des opérations de banque. J'ai appelé ma banque pour leur signaler le problème, et mon chargé de compte, et il m'a dit que tous les distributeurs du monde gardent trace des erreurs de livraison de billets... ce que j'ai cru raisonnable, et de toutes façons il n'y avait rien à faire vu que je partais 3 jours plus tard, après le week-end. J'ai donc laisser couler. Je suis tout de même aller faire une déposition à la police locale, pour garder une trace de cela. Quand je leur ai expliqué, ils m'ont dit que c'était un grand classique, comme les gens de l'hôtel. Tout le monde au Venezuela semble savoir que seuls 15 billets peuvent sortir d'un distributeur... mais en billets de 50 000 B, il n'y aurait eu que 8 billets pour couvrir mes 400 000 B... La "Banco de Venezuela" limite à 100 000 B le retrait, ce qui fait plus de frais, mais évite les problèmes de retrait d'argent comme j'ai eu. Je ne l'avais malheureusement pas compris.

J'ai attendu mon relevé de compte, et j'ai vu que l'on m'a tout retiré ! Personne n'a levé le moindre petit doigt pour m'aider, et donc au final la Banco Mercantil va toucher 160 Euros de plus dans son compte d'exploitation... et je perds en gros 160 euros dans mon compte en banque. J'appelle cela du vol organisé. Je ne dis pas mon dernier mot : j'ai recontacté ma banque pour me plaindre de ce vol à nouveau : j'ai rédigé une lettre de demande de restitution, et donné en annexe une copie du ticket de débit de la banque et de la déclaration que j'ai faite à la police. Mon banquier à qui j'ai donné tout cela m'a dit que de toutes façons ma banque, pour ce montant, n'appellerait pas la Banco Mercantil. Cela passera en pertes pour ma banque, et profits pour la Banco Mercantil. J'ai ma bonne foi pour moi, et quelques photos de la banque, dont une de la fente incriminée... on verra bien ce que fait ma banque ! En tous cas, si vous tirez de l'argent, ne faites pas la même erreur que moi !

News : le 27 janvier 2004, ma banque m'a versé 158,78 euros en remboursement de ma plainte ! Et bien voilà, tout vient à point à qui sait attendre 5 mois !

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