PEROU-BOLIVIE en Nov. 1998 : chemin de l'Inca

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Chemin de l'Inca, Machu Picchu

La photo classique du Matchu Picchu, qu'on ne peut s'empêcher de faire pourtant en arrivant tellement c'est beau J'ai réservé mon trek à partir de Cuzco. J'ai pris une agence au hasard qui m'a dit qu'on serait au maximum 20 pour le trek, et on s'est retrouvé à 19 (sans compter le guide et les accompagnateurs), résultat en fait du groupement de plusieurs agences, avec certains qui s'attendaient à être entre eux, à 5... Globalement, le groupe était sympathique, chacun à son rythme. Je me suis bien entendu avec la plupart d'entre eux. On est resté 4 jours ensemble.

Le départ de Cuzco se fait en bus jusqu'à un certain point, le km88, où, le long de la voie de chemin de fer qui va de Cuzco jusqu'à Matchu Picchu, l'on descend et d'où l'on marche, notre sac sur le dos. La première journée de marche, commençant à 2200 m, est à peu près plate jusqu'à 2750m, et pas trop longue et l'on est arrivé près d'une petite maison où les accompagnateurs ont planté les tentes, et où l'on a eu un repas fort sympathique. Plus tard, avec la nuit, on s'est demandé comment on allait dormir et là, angoisse... il n'y avait pas assez de place dans les tentes. En fait, ils n'avaient pas pris assez de tentes. Certains sont allés dans la petite maison, partageant la salle commune avec la famille qui était là, d'autres dans les tentes et j'étais sur le balcon devant la maison, dehors, par cette nuit froide. J'ai sorti mon duvet, ma couverture de survie pour me protéger le corps du vent, mes sacs poubelle pour faire un espèce d'abris face au vent, suspendus sur la rambarde du balcon. Je n'avais même pas assez de place pour les jambes car un second trekker se trouvait aussi sur le balcon, dans l'alignement, ses jambes à lui dépassant au dessus de l'escalier. Dur pour une première nuit, mais j'ai finalement bien dormi. Le lendemain soir, avant de nous coucher, le cuisinier, qui était responsable des tentes (et donc était rendu responsable devant tout le monde de l'oubli par le guide, alors que je pense que c'était le guide qui était responsable de ne pas avoir vérifié) et était redescendu à pieds en chercher, était revenu de la même façon avec d'autres tentes. Il a fait l'aller-retour (+ du stop jusqu'à Cuzco) dans la journée !

Le col à 4200 m

La seconde journée fut la plus dure, avec une ascension jusqu'à 4200 m dans la matinée, en partant de 2750 m, soient 1450 m de dénivelé d'un trait. C'est dur, mais j'aime cela, et je suis arrivé au col en bon état, en même temps que la plupart. Il y a deux autres cols pendant le trek, mais ils ne sont pas trop durs. Certaines jeunes filles, qui faisaient pourtant partie d'un groupe d'Israéliens sortant de leur service militaire (un grand classique en voyage que ces jeunes qui veulent se changer les idées après trois ans de service militaire - bien sûr l'un d'entre eux n'arrêtait pas de manipuler une machette qu'il portait dans son dos à la Rambo, ce qui mettait mal à l'aise tout le monde vu qu'en plus il ne souriait jamais, mais bon, on fait avec), ont eu beaucoup de mal, parce qu'avec leur sac (plus volumineux qu'elles) sur le dos ce fut très dur. Mais leurs copains sont redescendus les aider, après avoir déposé leur propre sac au col !

On a mangé au col, en plein vent et, comme d'habitude, la nourriture fut excellente. Au soir, on s'est retrouvé en pleine nature, et on a pu dormir dans des tentes. Rien d'autre de spécial à signaler ce second jour. Le troisième jour, après le petit déjeuner, on est parti vers la suite de notre voyage, pour une journée qui m'a semblé longue. On a visité un temple solaire, bien orienté, on a mangé sur un flanc de montagne orienté vers le Nord, dans un coin qui s'appelait la vallée de la pluie... et il a plut. Puis on a marché, toujours sur ce flanc de montagne, dans un paysage très humide, amazonien, avec des lianes, des murs de mousse où l'on peut plonger le bras sans toucher le rocher et un sol glissant. On est passé dans des tunnels creusés par les Incas suivant une technique ancestrale, utilisant le gonflement du bois mouillé pour faire exploser la roche. Le soir on est arrivé près d'un bâtiment en dur où, tout en dormant dans les tentes, on a pu aller prendre une douche (bienvenue), et manger assis sur une chaise, sur une table.

Album Photo

Ascension, c'est la partie avant le col, la plus dure Chemin un peu étroit Vu sur le chemin de loin
Porte à Matchu Picchu Deux lamas en ville
Petit train de Cuzco à Matchu Picchu Gare aux pieds de Matchu Picchu

Fin du voyage

Plus tard, on a réuni les pourboires. Habitué aux treks avec porteurs, je n'ai pas lésiné la dessus, connaissant le peu que leur donnent les agences. Avec Roberto, nous avons donné plus des 2/3 du pourboire sans trop en mettre, simplement parce que les autres n'ont presque rien mis (moins de 1 FF par personne !!!). Je me souviens que cela ne faisait pas une bière par accompagnateur (!)... Roberto, un péruvien cuisinier au Danemark (donc gagnant bien sa vie, et venant passer quelques moments sympathiques dans son pays pendant ses vacances) et moi, on était verts. Du coup, on a pris les accompagnateurs à part (le guide n'est pas venu), c'est à dire les 4 qui faisaient les repas, portaient les réchauds et la nourriture et portaient les tentes pour tout le monde, et on s'est fait une seconde soirée, à siroter quelques bières ensemble, échangeant le verre, parlant beaucoup, en Espagnol bien sûr, pendant que le reste du groupe dormait (car on devait se lever tôt, pour partir et voir le lever du soleil sur Matchu Picchu). J'ai passé une excellente seconde soirée aussi !

C'est de là qu'on est parti le lendemain matin, pour le quatrième jour, très tôt vers Matchu Picchu. Comme j'étais en forme (malgré le peu de sommeil et les bières de la veille), et que le groupe ne m'avait pas attendu pour partir (un moment d'isolement loin des yeux, et tout le monde vous oublie !), j'ai décidé de courir le long des quelques kilomètres de plat/descente jusqu'à la ville historique. J'ai rattrapé tout le monde et les ai dépassé, pour ensuite rejoindre le premier et finir avec lui, en marchant, car la côte est raide jusqu'au point de vue sur la ville.

Le point de vue sur Machu Picchu est superbe, et l'on voit le soleil se lever sur une ville déserte, en ruines mais bien conservée, avec du vert partout et des murs dans les ocres et les gris. La ville est dominée par un pic, le Huayna Picchu, que je n'ai pas escaladé par sécurité... on m'avait expliqué que la fin se fait dans un petit tunnel où j'aurais du mal à passer, vu mon gabarit, puis un passage étroit à flanc de montagne... Je suis allé dans la ville me balader, écoutant les explications de notre guide, intéressantes (surtout que j'avais oublié mon Lonely Planet "Pérou" à Paris), prenant des photos et finissant d'admirer les points de vue, comme pendant tout le trek. Ensuite, nous sommes redescendu sur la ville pour prendre le train du soir. Elle est assez loin en fait, et il faut pas mal de temps pour y arriver, et se poser en se disant "ça y est, c'est fini !" C'est en fin de compte un bon trek, assez physique en tout, mais très faisable car les journées de marche ne sont pas très longues. Au total, le chemin fait 33 km seulement.

Une bonne partie du groupe, à table, à l'arrivée, en attendant le train

Le retour sur Cuzco en train est intéressant. C'est un petit train qui monte, qui monte, pour revenir à 3326 m, l'altitude de Cuzco. Il est bourré à craquer au départ, il faut se battre pour y mettre son sac et avoir sa place, pourtant numérotée, car plein de monde a exactement les mêmes billets. Les gens montent par les fenêtres etc. La majorité du groupe a économisé 10 FF et s'est mis en seconde classe, là où les places n'étaient pas numérotées. C'est bien sûr archi-bondé, et le voyage se passe debout. Pour monter, le train va d'avant en arrière, comme sur une échelle, jouant avec les aiguillages. C'est long, c'est lent, et les wagons en bois font très rétro. Mais on passe finalement, une fois que tout le monde a pris sa place, un moment agréable, admirant jusqu'au coucher du soleil les paysages. L'arrivée à Cuzco se fait dans la nuit, et la gare et ses environs sont vraiment glauques. Je conseille aux femmes seules de prendre un taxi... et même aux hommes seuls.

Etonnamment on s'est revu par la suite plusieurs fois en groupe à Cuzco pour un verre et même un repas, jusqu'à ce que l'on se sépare, chacun allant de son côté... J'ai gardé quelques contacts avec Roberto, par e-mail.

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